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 Il était une fois...

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MaPi
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 10:59 am

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik


Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plutôt la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale,  soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'in d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se senatit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Evidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. Le dernier pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, fut le raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.
Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

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La photo:
 

En Pentax: K10D, K5 et quelques cailloux appréciés comme le Bigma (Sigma 50-500) par exemple.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 12:16 pm

Tu y vas fort avec les appareils photos MaPi, le K6, le 645...
Je sais bien que les Suisses ont des coffres forts bien garnis, mais tout de même.
D'ailleurs, rien ne dit que le 645 avait subi quelques désagréments lors de la chute dans le glacier.
Pictor est un photographe sérieux, on est en droit de se dire qu'il est aussi très soigneux, surtout avec un appareil de ce prix.
Finalement, c'est à se demander si tu n'as pas une dent contre Pentax pour leurs faire subir tant d'avanies.

Dans ta phrase :
" Le dernier pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, fut le raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé. "
ne manquerait-il pas quelque chose ?
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 12:41 pm

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik


Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plutôt la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale,  soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'in d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se senatit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Évidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. La dernière pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, fut le raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.
Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

Dans cette capitale de la Bosnie-Herzégovine, chargée sombrement d'Histoire, il alla directement chez le représentant officiel de la marque Ricoh-Pentax où il fut très bien reçu. Un technicien, prit en charge son 645 et le révisa totalement. Rien de méchant n'était arrivé, quelques contacts desserrés et une soudure à reprendre en sortie de batterie, l'appareil était en parfait état de fonctionnement, les objectifs furent nettoyés par ultra-sons et soigneusement rangés dans leurs étuis. Ayant abondamment remercié le personnel de leur amabilité - enchanté de rencontrer un célèbre photographe, il ne lui avait rien fait payer - il visita la ville, le 645 rangé dans le sac ne servirait que pour les grandes occasions, ce baroudeur de k-5 suffirait amplement à son insatiable envie de saisir tous les aspects de la vie, qu'elle soit citadine, rurale, sauvage ou montagnarde sans oublier ce qui fait la beauté des choses inanimées : un rocher humide de rosée, un cairn à  l'équilibre instable, bref tout ce qui pouvait attirer son regard.

Riche d'un passé de 600 ans et traversée par la rivière Miljacka, Srajevo ville olympique en 1984 pour les jeux d'hiver, fut encore une fois durement éprouvée par la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1990 suivie par un long siège de plus de mille jours. Dix mille morts furent recencés. La ville garde encore la trace des balles dans les façades et des marques des obus sur la chaussée.



Dernière édition par P30T le Dim 19 Nov 2017, 1:04 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 1:01 pm

P30T a écrit:
Tu y vas fort avec les appareils photos MaPi, le K6, le 645...
Je sais bien que les Suisses ont des coffres forts bien garnis, mais tout de même.
D'ailleurs, rien ne dit que le 645 avait subi quelques désagréments lors de la chute dans le glacier.
Pictor est un photographe sérieux, on est en droit de se dire qu'il est aussi très soigneux, surtout avec un appareil de ce prix.
Finalement, c'est à se demander si tu n'as pas une dent contre Pentax pour leurs faire subir tant d'avanies.

Dans ta phrase :
" Le dernier pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, fut le raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé. "
ne manquerait-il pas quelque chose ?

Tu es adorable I love you I love you I love you

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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 1:18 pm

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik


Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plutôt la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale, soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'in d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se senatit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Évidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. La dernière pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, fut le raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.
Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

Dans cette capitale de la Bosnie-Herzégovine, chargée sombrement d'Histoire, il alla directement chez le représentant officiel de la marque Ricoh-Pentax où il fut très bien reçu. Un technicien, prit en charge son 645 et le révisa totalement. Rien de méchant n'était arrivé, quelques contacts desserrés et une soudure à reprendre en sortie de batterie, l'appareil était en parfait état de fonctionnement, les objectifs furent nettoyés par ultra-sons et soigneusement rangés dans leurs étuis. Ayant abondamment remercié le personnel de leur amabilité - enchanté de rencontrer un célèbre photographe, il ne lui avait rien fait payer - il visita la ville, le 645 rangé dans le sac ne servirait que pour les grandes occasions, ce baroudeur de k-5 suffirait amplement à son insatiable envie de saisir tous les aspects de la vie, qu'elle soit citadine, rurale, sauvage ou montagnarde sans oublier ce qui fait la beauté des choses inanimées : un rocher humide de rosée, un cairn à l'équilibre instable, bref tout ce qui pouvait attirer son regard.

Riche d'un passé de 600 ans et traversée par la rivière Miljacka, Srajevo ville olympique en 1984 pour les jeux d'hiver, fut encore une fois durement éprouvée par la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1990 suivie par un long siège de plus de mille jours. Dix mille morts furent recencés. La ville garde encore la trace des balles dans les façades et des marques des obus sur la chaussée.

Tout en déambulant nonchalamment, il passa devant la Careva džamija. puis le turbe de Gazi Husrev-beg, la mosquée d'Ali-pacha, les édifices religieux catholique, orthodoxe et juif pour terminer par le quartier de Baščaršija. Le K-5 fut à la fête.
Enfin, il reprit le chemin en direction de Travnik toujours accompagné de son fidèle mais fougueux alezan.

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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 1:36 pm

Entre Sarajevo et Travnik, j'ai du mal à suivre le sens de son périple...  scratch
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 4:19 pm

Normalement d'après la carte de son périple dressée à partir de "L'usage du Monde", il doit faire (sauf erreur de recopie) :
Genève - Zagreb
Zagreb - Travnik
Travnik - Belgrade
Belgrade - Palanka
Palanka - Belgrade
Belgrade - Kraguiévač
Kraguiévač - Prilep
Prilep - Gradsko
Gradsko - Prilep
Prilep - Salonique
Salonique - Alexandropolis
Alexandropolis - Constantinople (Istamboul)
Constantinople - Ankara
Ankara - Sungurlu
Sungurlu - Merzifon
Merzifon - Fatsa
Fatsa - Col d'Ordu
Col d'Ordu - Ordu
Ordu - Giresun
Giresun - Trézibonde
Trézibonde - Col de Zigana
Col de Zigana - Gümüsane
Gümüsane - Bayburt
Bayburt - Erzerum
Erzerum - Hassankale
Hassankale - Maku
Maku - Tabriz,hiver1953-54
Tabriz - Miandoab
Miandoab - Mahabad
Mahabad - Tabriz
Tabriz - Myané
Myané - Kazvin
Kazvin - Téhéran
Téhéran - Qum
Qum - Ispahan
Ispahan - Abadé
Abadé - Chiraz
Chiraz - Takht-eDjamshid(Persépolis)
Takht-eDjamshid - Persépolis
Persépolis - Surmak
Surmak - Abaghou
Abaghou - Fakhrabad
Fakhrabad - Yezd
Yezd - Anar
Anar - Rafsinjan
Rafsinjan - Kerman
Kerman - Bam
Bam - Faragh
Faragh - Shurgaz
Shurgaz - Nosratabad
Nosratabad - Zahidan
Zahidan - DouanedeMirjawé
Mirjawé - Quetta
Quetta - PassedeKodjak
PassedeKodjak - Chaman
Chaman - Laksur-Dong
Laksur-Dong - Kandahar
Kandahar - Mukur
Mukur - Kaboul
Kaboul - Charikar
Charikar - ChardehGorband
ChardehGorband - ColdeShibar
ColdeShibar - Kuh-i-Baba
Kuh-i-Baba - Djellalabad
Djellalabad - KhyberPass

Mais les facéties de MaPi, nous obligent parfois à quelques détours qu'il faut pouvoir intégrer...

D'où les détours par Smiljan puis Sarajevo non prévus.

Bien entendu, certains aller et retour peuvent peut-être être évités, par exemple Travnik - Palanka puis Palanka - Belgrade. Ce qui à notre &poque serait plus logique.


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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 4:31 pm

OK pour la feuille de route...

J'avais mal saisi le retour sur les pas de Sarajevo à Travnik...
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 19 Nov 2017, 9:02 pm

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik


Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plus précisément la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale,  soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'un d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se sentit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu ; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Évidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. La dernière pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, et de feu un certain raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.

Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

Dans cette capitale de la Bosnie-Herzégovine, chargée sombrement d'Histoire, il alla directement chez le représentant officiel de la marque Ricoh-Pentax où il fut très bien reçu. Un technicien prit en charge son 645 et le révisa totalement. Rien de méchant n'était arrivé, quelques contacts desserrés et une soudure à reprendre en sortie de batterie, l'appareil était en parfait état de fonctionnement, les objectifs furent nettoyés par ultra-sons et soigneusement rangés dans leurs étuis. Ayant abondamment remercié le personnel de leur amabilité - enchanté de rencontrer un célèbre photographe, il ne lui avait rien fait payer - il visita la ville, le 645 rangé dans le sac ne servirait que pour les grandes occasions, ce baroudeur de k-5 suffirait amplement à son insatiable envie de saisir tous les aspects de la vie, qu'elle soit citadine, rurale, sauvage ou montagnarde sans oublier ce qui fait la beauté des choses inanimées : un rocher humide de rosée, un cairn à  l'équilibre instable, bref tout ce qui pouvait attirer son regard.

Riche d'un passé de 600 ans et traversée par la rivière Miljacka, Sarajevo ville olympique en 1984 pour les jeux d'hiver, fut encore une fois durement éprouvée par la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1990 suivie par un long siège de plus de mille jours. Dix mille morts furent recensés. La ville garde encore la trace des balles dans les façades et des marques des obus  sur la chaussée.

Tout en déambulant nonchalamment, il passa devant la Careva džamija. puis le turbe de Gazi Husrev-beg, la mosquée d'Ali-pacha, les édifices religieux catholique, orthodoxe et juif pour terminer par le quartier de Baščaršija. Le K-5 fut à la fête.
Enfin, il reprit le chemin en direction de Travnik toujours accompagné de son fidèle mais fougueux alezan.

C'est sur la route qu'il fit une rencontre des plus heureuses, mais préférable à un long discours, un extrait de son carnet de route exprimera mieux que des phrases son ressenti.
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Aujourd'hui, le (illisible)

Rencontré un couple de français, voyageant en roulotte hippomobile ; une deux-chevaux. Lui, un certain Kgb, un cuisinier, et elle une Ksfrançoise, le secondait dans leur restaurant.
Avaient décidé de prendre une année sabbatique et de parcourir l'Europe pour découvrir de nouvelles recettes.
Parcouru le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, remonté vers les Pays-Bas, le Danemark, Norvège, Suède, Finlande.
Redescendu via l'Estonie, Lettonie, Lituanie, Biélorussie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Serbie, Bulgarie, Grèce.
Retour par l'Albanie, la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro
Rentraient en France en passant par la Croatie, la Slovénie, l'Autriche, le Liechtenstein, la Suisse et l'Italie.
Un sacré périple.
Et l'Espagne et le Portugal, j'ai demandé.
Réponse : "Nous connaissons très bien, pas la peine d'y retourner."
N'ont jamais eu de problème avec les populations.

Attaché mon alezan à la roulotte et partagé le siège avant.
Bons photographes ces deux-là.
M'ont montré leurs réalisations tant culinaires que figuratives.
Portraits excellents.
Réservent leur lundi pour faire des photos dans un studio démontable avec des amis et des modèles. Extraordinaire !
Des adeptes de Pentax comme moi : un K-5, un K-3 II et un K-1.
Avons longuement discuté photographie et cuisine, des rencontres faites, des paysages vus.
Passionnant.
Méritent une expo, un livre, des conférences...

Roulotte parfaitement équipée avec batteries solaires ultra-modernes, portable avec relai et antenne 6G dernier cri.
Coin cuisine, douche, chambrette, petite salle, tout le confort désiré.

Kgb a préparé le repas pendant que sa compagne guidait les robustes percherons.
Le temps a vite passé.

Ai goûté et dégusté un excellent déjeuner agrémenté d'un extraordinaire vin de Hongrie qu'ils ramenaient.

Ai montré mon matériel et parlé de mon regretté k-6 qu'ils ne connaissaient pas bien qu'en ayant lu de favorables critiques.

Une compagnie fort agréable pour cette fin d'étape.
Nous sommes quittés avec échange de nos adresses réelles et mail.
Promis d'aller les voir à Paris dans leur restaurant la Kouronne.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mar 21 Nov 2017, 6:10 pm

Rien de plus ?
Suis déçu.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mar 21 Nov 2017, 7:57 pm

P30T a écrit:
Rien de plus ?
Suis déçu.
Désolé, pas en forme depuis quelques jours. Pas d'inspiration...
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mar 21 Nov 2017, 8:46 pm

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik


Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plus précisément la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale,  soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'un d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se sentit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu ; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Évidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. La dernière pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, et de feu un certain raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.

Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

Dans cette capitale de la Bosnie-Herzégovine, chargée sombrement d'Histoire, il alla directement chez le représentant officiel de la marque Ricoh-Pentax où il fut très bien reçu. Un technicien prit en charge son 645 et le révisa totalement. Rien de méchant n'était arrivé, quelques contacts desserrés et une soudure à reprendre en sortie de batterie, l'appareil était en parfait état de fonctionnement, les objectifs furent nettoyés par ultra-sons et soigneusement rangés dans leurs étuis. Ayant abondamment remercié le personnel de leur amabilité - enchanté de rencontrer un célèbre photographe, il ne lui avait rien fait payer - il visita la ville, le 645 rangé dans le sac ne servirait que pour les grandes occasions, ce baroudeur de k-5 suffirait amplement à son insatiable envie de saisir tous les aspects de la vie, qu'elle soit citadine, rurale, sauvage ou montagnarde sans oublier ce qui fait la beauté des choses inanimées : un rocher humide de rosée, un cairn à  l'équilibre instable, bref tout ce qui pouvait attirer son regard.

Riche d'un passé de 600 ans et traversée par la rivière Miljacka, Sarajevo ville olympique en 1984 pour les jeux d'hiver, fut encore une fois durement éprouvée par la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1990 suivie par un long siège de plus de mille jours. Dix mille morts furent recensés. La ville garde encore la trace des balles dans les façades et des marques des obus  sur la chaussée ainsi qu'il put le remarquer dans de nombreux quartiers.

Tout en déambulant nonchalamment, il passa devant la Careva džamija, puis le turbe de Gazi Husrev-beg, la mosquée d'Ali-pacha, les édifices religieux catholique, orthodoxe et juif pour terminer par le quartier de Baščaršija. Le K-5 fut à la fête.
Enfin, il reprit le chemin en direction de Travnik toujours accompagné de son fidèle mais fougueux alezan.

C'est sur la route qu'il fit une rencontre des plus heureuses, mais préférable à un long discours, un extrait de son carnet de route exprimera mieux que des phrases son ressenti.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Aujourd'hui, le (illisible), quelque part entre Sarajevo et Travnik.

Rencontré un couple de français, voyageant en roulotte hippomobile ; une deux-chevaux. Lui, un certain Kgb, un cuisinier, et elle une Ksfrançoise, le secondait dans leur restaurant.
Avaient décidé de prendre une année sabbatique et de parcourir l'Europe pour découvrir de nouvelles recettes.
Parcouru le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, remonté vers les Pays-Bas, le Danemark, Norvège, Suède, Finlande.
Redescendu via l'Estonie, Lettonie, Lituanie, Biélorussie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Serbie, Bulgarie, Grèce.
Retour par l'Albanie, la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro
Rentraient en France en passant par la Croatie, la Slovénie, l'Autriche, le Liechtenstein, la Suisse et l'Italie.
Un sacré périple.
Et l'Espagne et le Portugal, j'ai demandé.
Réponse : "Nous connaissons très bien, pas la peine d'y retourner."
N'ont jamais eu de problème avec les populations.

Attaché mon alezan à la roulotte et partagé le siège avant.
Bons photographes ces deux-là.
M'ont montré leurs réalisations tant culinaires que figuratives.
Portraits excellents.
Réservent leur lundi pour faire des photos dans un studio démontable avec des amis et des modèles. Extraordinaire !
Des adeptes de Pentax comme moi : un K-5, un K-3 II et un K-1.
Avons longuement discuté photographie et cuisine, des rencontres faites, des paysages vus.
Passionnant.
Méritent une expo, un livre, des conférences...

Roulotte parfaitement équipée avec batteries solaires ultra-modernes, portable avec relai et antenne 6G dernier cri.
Coin cuisine, douche, chambrette, petite salle, tout le confort désiré.

Kgb a préparé le repas pendant que sa compagne guidait les robustes percherons.
Le temps a vite passé.

Ai goûté et dégusté un excellent déjeuner agrémenté d'un extraordinaire vin de Hongrie qu'ils ramenaient.

Ai montré mon matériel et parlé de mon regretté k-6 qu'ils ne connaissaient pas bien qu'en ayant lu de favorables critiques.

Une compagnie fort agréable pour cette fin d'étape.
Nous sommes quittés avec échange de nos adresses réelles et mail.
Promis d'aller les voir à Paris dans leur restaurant la Kouronne.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le cœur léger et enchanté de cette nouvelle amitié, Pictor dont le coursier n'attendait que cela, s'offrit le luxe d'un long galop le long d'un chemin de traverse. Homme et bête, cheveux et crinière au vent, ivres de liberté et d'air pur, parcoururent ainsi quelques kilomètres. Puis de cet accord tacite commun qui lie le cavalier à sa monture quand la confiance s'est installée, terminèrent au trot puis au  pas cette folle chevauchée.

Il était à peu près 17 h au soleil, quand il s'arrêta près d'une cabane inoccupée de bucheron. Il dessella son cheval, le bichonna avec un peu de paille sèche qu'il trouva en plein sud au pied du mur de rondins puis après l'avoir entravé, le laissa brouter l'herbe tendre qui recouvrait le sol.
La cabane sommairement meublée d'une table, d'un tabouret, d'une paillasse, était pourvue d'un foyer surmontée d"une petite cheminée en fer blanc noircie par l'usage. Du bois bien sec était entassé dans un coin. Le tout offrait un abri suffisant pour la nuit aussi Pictor décida-t-il d'y rester pour sa nuitée.
Il alla d'abord ramasser du bois pour remplacer celui qu'il utiliserait pour se chauffer, les nuits étant déjà fraiches à cette époque. Il alluma le feu qui se mit rapidement à crépiter puis à flamboyer et à réchauffer la pièce, prépara son dîner, mit son cheval à l'abri  sous un appentis, soupa frugalement, le repas pris à midi était suffisamment copieux pour qu'il se satisfasse de peu.
La vaisselle faite et rangée, il se mit dans son sac de couchage, confortablement installé sur la paille et s'endormit d'un sommeil profond et sans rêve.
Vers trois heure du matin, un bruit continu le réveilla suivi d'un bref craquement, la pièce était toute illuminée. L'orage annonçait sa venue. il fut sur lui très vite. Les éclairs se succédant, le tonnerre retentissait de plus en plus fort sans interruption. Une pluie battante chassée par un vent violent frappait durement les parois de son refuge heureusement clos de fenêtres vitrées. Au plus fort de cette furie, la foudre tomba sur un vieil arbre, le déchirant en deux et l'abattant dans une plainte ressemblant à un long gémissement. Un caractère moins bien trempé que le sien y aurait certainement perdu un peu de sa raison. C'était à croire que tous les esprits malins de la Nature s'étaient donné rendez-vous là pour piéger les humains et les emmener.
Puis peu à peu, le vent s'affaiblit, les éclairs diminuèrent en fréquence, la pluie tomba plus doucement et l'orage s'éloigna. Le silence revint, les étoiles brillèrent dans un ciel sans nuage.
Pictor se rendormit, un léger sourire un peu ironique se dessinait sur ses lèvres. Pensait-il au bon tour que la Providence venait de jouer à Borée et à Démêter ? Seul Hypnos aurait pu répondre.

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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 22 Nov 2017, 11:47 am

Chapitre deux : de Zagreb à Travnik

Ayant entendu les commentaires élogieux de ses hôtes sur la Lika, notre chevalier des temps modernes dirigea sa monture vers cette région restée authentique et magnifique.
A coup sûr, il serait émerveillé devant tant de beauté à l'état pur et il continuerait à réaliser des prises de vue époustouflantes grâce à ses fidèles appareils photos dont la fiabilité ne s'était jamais démentie.Le K-5 autour du cou pour saisir les opportunités photographiques avec plus d'aisance, il déambulait sur les chemins au gré de ses envies et de son instinct.

Au détour d'un virage, il tomba dans un trou ou plus précisément la terre se déroba sous ses pieds. Une fondrière masquée par des branchages et des feuilles attendait ses victimes. Mais comme il tenait fermement les rênes de son cheval qui marchait à côté de lui au rythme de ses pas, il eut plus de peur que de mal et n'eut que les bottines trempées et boueuses. Le chemin qu'il suivait recelait de nombreuses chausse-trappes et était très mal entretenu. Ce n'était pas ceux de sa Suisse natale,  soigneusement administrés par chaque canton et dont il connaissait quasiment tous les sentiers.

Échaudé par la mésaventure, il remonta en selle et pressa sa monture. Il avait décidé de passer un peu de temps dans le parc de Plitvice et de faire un détour par Smiljan, histoire de rendre hommage à Nicolas Tesla qu'il admirait. Cela lui ferait faire un détour assez important mais il pourrait passer la frontière au Parc National de l'Una et rattraper ainsi l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.
A Smiljan il s'arrêta dans un quartier résidentiel modeste. Le quartier était propre et net, les maisons en stuc blanc en contraste avec les pelouses vertes bien tondues et les plantes bien ordonnées. Deux petits garçons firent le tour de la maison en face de lui, l'observèrent avec la franche curiosité des gamins, et l'un d'eux lui fit un sourire amical. Il leur sourit et agita la main. Les gosses se regardèrent en gloussant avant de repartir en courant. Soudain il se sentit étranger dans cet endroit, il décida d'avaler une gorgée de son ambré préféré et de rebrousser chemin pour rattraper l'itinéraire de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet.

A Gospić, jolie bourgade située au bord de la belle rivière Gacka et au pied du Velebit, il fit quelques emplettes nécessaires pour la suite de son voyage sans oublier de réaliser quelques magnifiques portraits des habitants en costume traditionnel venus vendre leurs productions sur le marché local. Puis il reprit sa monture et se mit en route vers le parc Una.

Il fut émerveillé par le parc de l'UNA, tant et si bien que son K5 fonctionnait quasi en continu ; le 645 étant considéré définitivement mort depuis sa chute dans le glacier. Il ne put s'empêcher de solliciter un autre visiteur du cru pour une mise à disposition temporaire d'ordinateur, le temps de poster quelques photos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Évidemment les gens de Bosnie-Herzégovine n'ont pas usurpé leur réputation et c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il put d'une part se mettre à l'ouvrage, goûter, d'autre part, à quelques spécialités du pays tels le cevapi et autres gulas accompagnés de l'excellente pivo locale. La dernière pour la route, car il fallait bien poursuivre et ne pas abuser de l'hospitalité, et de feu un certain raki slivovic dont il gardera un souvenir corsé.

Impossible de quitter le pays sans un détour par Sarajevo...

Dans cette capitale de la Bosnie-Herzégovine, chargée sombrement d'Histoire, il alla directement chez le représentant officiel de la marque Ricoh-Pentax où il fut très bien reçu. Un technicien prit en charge son 645 et le révisa totalement. Rien de méchant n'était arrivé, quelques contacts desserrés et une soudure à reprendre en sortie de batterie, l'appareil était en parfait état de fonctionnement, les objectifs furent nettoyés par ultra-sons et soigneusement rangés dans leurs étuis. Ayant abondamment remercié le personnel de leur amabilité - enchanté de rencontrer un célèbre photographe, il ne lui avait rien fait payer - il visita la ville, le 645 rangé dans le sac ne servirait que pour les grandes occasions, ce baroudeur de k-5 suffirait amplement à son insatiable envie de saisir tous les aspects de la vie, qu'elle soit citadine, rurale, sauvage ou montagnarde sans oublier ce qui fait la beauté des choses inanimées : un rocher humide de rosée, un cairn à  l'équilibre instable, bref tout ce qui pouvait attirer son regard.

Riche d'un passé de 600 ans et traversée par la rivière Miljacka, Sarajevo ville olympique en 1984 pour les jeux d'hiver, fut encore une fois durement éprouvée par la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1990 suivie par un long siège de plus de mille jours. Dix mille morts furent recensés. La ville garde encore la trace des balles dans les façades et des marques des obus  sur la chaussée ainsi qu'il put le remarquer dans de nombreux quartiers.

Tout en déambulant nonchalamment, il passa devant la Careva džamija, puis le turbe de Gazi Husrev-beg, la mosquée d'Ali-pacha, les édifices religieux catholique, orthodoxe et juif pour terminer par le quartier de Baščaršija. Le K-5 fut à la fête.
Enfin, il reprit le chemin en direction de Travnik toujours accompagné de son fidèle mais fougueux alezan.

C'est sur la route qu'il fit une rencontre des plus heureuses, mais préférable à un long discours, un extrait de son carnet de route exprimera mieux que des phrases son ressenti.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Aujourd'hui, le (illisible), quelque part entre Sarajevo et Travnik.

Rencontré un couple de français, voyageant en roulotte hippomobile ; une deux-chevaux. Lui, un certain Kgb, un cuisinier, et elle une Ksfrançoise, le secondait dans leur restaurant.
Avaient décidé de prendre une année sabbatique et de parcourir l'Europe pour découvrir de nouvelles recettes.
Parcouru le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, remonté vers les Pays-Bas, le Danemark, Norvège, Suède, Finlande.
Redescendu via l'Estonie, Lettonie, Lituanie, Biélorussie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Serbie, Bulgarie, Grèce.
Retour par l'Albanie, la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro
Rentraient en France en passant par la Croatie, la Slovénie, l'Autriche, le Liechtenstein, la Suisse et l'Italie.
Un sacré périple.
- Et l'Espagne et le Portugal, j'ai demandé.
Réponse :
- Nous connaissons très bien, pas la peine d'y retourner.
Et poursuivant ;
- Il manque aussi l'Irlande, l'Angleterre Écosse et L'Islande mais les traversées avec la roulotte et les chevaux posaient des difficultés.
N'ont jamais eu de problème avec les populations.

Attaché mon alezan à la roulotte et partagé le siège avant.
Bons photographes ces deux-là.
M'ont montré leurs réalisations tant culinaires que figuratives.
Portraits excellents.
Réservent leur lundi pour faire des photos dans un studio démontable avec des amis et des modèles. Extraordinaire !
Des adeptes de Pentax comme moi : un K-5, un K-3 II et un K-1.
Avons longuement discuté photographie et cuisine, des rencontres faites, des paysages vus.
Passionnant.
Méritent une expo, un livre, des conférences...

Roulotte ultra légère en composite avec meubles en carton retraité.
Parfaitement équipée avec batteries solaires ultra-modernes, portable avec relai et antenne 6G dernier cri.
Coin cuisine, douche, chambrette, petite salle, tout le confort désiré.

Kgb a préparé le repas pendant que sa compagne guidait les robustes percherons.
Le temps a vite passé.

Ai goûté et dégusté un excellent déjeuner agrémenté d'un extraordinaire vin de Hongrie qu'ils ramenaient.

Ai montré mon matériel et parlé de mon regretté k-6 qu'ils ne connaissaient pas bien qu'en ayant lu de favorables critiques.

Une compagnie fort agréable pour cette fin d'étape.
Nous sommes quittés avec échange de nos adresses réelles et mail.
Promis d'aller les voir à Paris dans leur restaurant la Kouronne.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le cœur léger et enchanté de cette nouvelle amitié, Pictor dont le coursier n'attendait que cela, s'offrit le luxe d'un long galop le long d'un chemin de traverse. Homme et bête, cheveux et crinière au vent, ivres de liberté et d'air pur, parcoururent ainsi quelques kilomètres. Puis de cet accord tacite commun qui lie le cavalier à sa monture quand la confiance s'est installée, terminèrent au trot puis au  pas cette folle chevauchée.

Il était à peu près 17 h au soleil, quand il s'arrêta près d'une cabane inoccupée de bucheron. Il dessella son cheval, le bichonna avec un peu de paille sèche qu'il trouva en plein sud au pied du mur de rondins puis après l'avoir entravé, le laissa brouter l'herbe tendre qui recouvrait le sol.
La cabane sommairement meublée d'une table, d'un tabouret, d'une paillasse, était pourvue d'un foyer surmontée d"une petite cheminée en fer blanc noircie par l'usage. Du bois bien sec était entassé dans un coin. Le tout offrait un abri suffisant pour la nuit aussi Pictor décida-t-il d'y rester pour sa nuitée.
Il alla d'abord ramasser du bois pour remplacer celui qu'il utiliserait pour se chauffer, les nuits étant déjà fraiches à cette époque. Il alluma le feu qui se mit rapidement à crépiter puis à flamboyer et à réchauffer la pièce, prépara son dîner, mit son cheval à l'abri  sous un appentis, soupa frugalement, le repas pris à midi était suffisamment copieux pour qu'il se satisfasse de peu.
La vaisselle faite et rangée, il se mit dans son sac de couchage, confortablement installé sur la paille et s'endormit d'un sommeil profond et sans rêve.
Vers trois heure du matin, un bruit continu le réveilla suivi d'un bref craquement, la pièce était toute illuminée. L'orage annonçait sa venue. il fut sur lui très vite. Les éclairs se succédant, le tonnerre retentissait de plus en plus fort sans interruption. Une pluie battante chassée par un vent violent frappait durement les parois de son refuge heureusement clos de fenêtres vitrées. Au plus fort de cette furie, la foudre tomba sur un vieil arbre, le déchirant en deux et l'abattant dans une plainte ressemblant à un long gémissement. Un caractère moins bien trempé que le sien y aurait certainement perdu un peu de sa raison. C'était à croire que tous les esprits malins de la Nature s'étaient donné rendez-vous là pour piéger les humains et les emmener.
Puis peu à peu, le vent s'affaiblit, les éclairs diminuèrent en fréquence, les ténèbres régnèrent de nouveau, la pluie tomba plus doucement et l'orage s'éloigna. Le silence revint, les étoiles brillèrent dans un ciel enfin sans nuage.
Pictor se rendormit, un léger sourire un peu ironique se dessinait sur ses lèvres. Pensait-il au bon tour que la Providence venait de jouer à Borée et à Démêter ? Seul Hypnos aurait pu répondre.

Il se réveilla bien reposé malgré cette folle nuit. Le déjeuner à base de fromages vite avalé, il se dirigea vers son alezan qui l'accueillit d'un léger hennissement de plaisir. Le cheval flatté puis sellé, il se mit en route vers Travnik, chef-lieu du canton de Bosnie centrale, proche maintenant.

Entourée par les monts Vilenica et Vlašić et traversée d'ouest en est par la rivière Lašva affluent de la Bosna, Travnik est une grosse localité de plus de 16000 habitants à majorité d'origine musulmanne.

Notre voyageur ne pouvait manquer comme ses deux prédécesseurs de rendre visite à quelques [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] inscrits au patrimoine tels que la forteresse moyenâgeuse de la période ottomane, la mosquée Šarena abritant 2 manuscrits du Coran, construite en 1815-1816 avec son sadirvan, une fontaine d'eau potable, la mosquée de Hasan-aga, construite en 1549, avec un turbe et plusieurs nişans (stèles ottomanes), la tour de l'Horloge de Musala, construite après 1660, la médersa d'Elči Ibrahim-pacha, fondée en 1705.

Après l'avoir parcourue en long et en large, photographiée sous tous les angles sans oublier des clichés pittoresques des habitants qui se prêtèrent aisément à son jeu, il chercha le lieu de son gîte pour diner et y dormir. Celui-ci, comme le lui avait indiqué ses amis Roms était situé en périphérie est de la cité, à la limite de Zenica.

Une auberge style ferme-chalet savoyard se dressait près de la Kočeva, un affluent de la Bosna. Une écurie la jouxtait, les propriétaires avaient créé un centre équestre tourné vers les arts forains à la manière des Zingaro. Son fidèle alezan y serait bien soigné.
La salle d'hôtes, partiellement enfumé, bruissait des conversations des convives déjà attablés. Une cheminée ouverte et imposante où flambaient des buches  trônait en son centre. Une marmite suspendue répandait d'appétissants parfums et un agneau rôtissait sur une broche motorisée.
L'appétit aiguisé par ces odorants effluves, Pictor dirigea ses pas vers l'amphitryon des lieux.
Dans un sabir où se mélangeait l'anglais, le français, l'allemand et le bosniaque, les interlocuteurs se comprirent, le viatique fourni par la famille de  retour d'Ecosse facilitant le dialogue.
Une soupe begova (genre de pot-au-feu) suivie d'un jagnjetina accompagné de gambos et de choux le tout arrosé de Sarajevsko, blonde, légère et sans amertume firent le principal de son repas. Un livanjski jaune de Livno et un baklava complétèrent celui-ci.
Repu, il prit la direction de sa chambre pour un repos bien mérité.



Dernière édition par P30T le Jeu 23 Nov 2017, 7:45 pm, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 22 Nov 2017, 11:49 am

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Allez, des courageux pour la suite ; ne serait-ce que pour la description de sa nuitée (par exemple à la fin du chat pitre précédent.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 23 Nov 2017, 11:48 am

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-même cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...



Dernière édition par P30T le Jeu 23 Nov 2017, 11:37 pm, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 23 Nov 2017, 12:01 pm

P30T a écrit:


ciao MaPi, K_Lucien, PK5... me laissez pas en plan (.). silteplait
Vais pas faire tout moi-même...
Twisted Evil  si si tu termines seul, mes facéties n'étant pas appréciées

Cela étant, pas vraiment le temps, dans une semaine c'est notre salon qui débute et franchement les journées ne sont plus assez longues.

_________________
La photo:
 

En Pentax: K10D, K5 et quelques cailloux appréciés comme le Bigma (Sigma 50-500) par exemple.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 23 Nov 2017, 12:09 pm

MaPi a écrit:
si si tu termines seul, mes facéties n'étant pas appréciées.

Crois-tu ? Elles obligent à faire de la gymnastique.
C'est excellent pour l'entretien, bounce mort de rire
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Jeu 23 Nov 2017, 11:38 pm

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-même cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...

Pictor, originaire de Coire dans le canton des Grisons, célèbre pour ses viandes, était naturellement trilingue. Le romanche, l'italien et l'allemand n'avaient pas de secrets pour lui. Puis des études de lettres à l'université de Neuchâtel l'avaient familiarisé avec le français consolidé par un cursus de photographie à l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey puis à L'IPAC de Genève où il avait appris l'anglais.
Il put ainsi communiquer très facilement avec ces étudiants en fin de cursus. Doctorants de l'université de Heidelberg en sciences sociales, ils parcouraient l'Europe Centrale pour recueillir un maximum de données sur l'économie après la chute de l'empire communiste.
Les discussions à bâtons rompus animaient un voyage monotone vers Doboj sur l'européenne E73. Le seul intérêt était de suivre le cours de la Bosna encaissé par les forêts à flancs de montagne dans les Alpes dinariques.

A Vranduk, un incident apporta un peu de mouvement dans ce voyage. Une vulgaire crevaison au pied de la forteresse les obligea à s'arrêter.
Pendant que deux des garçons changeaient le pneu, deux autres cherchaient un garage pour réparer celui crevé. Les deux filles et Pictor profitèrent de ces instants pour visiter la forteresse dominant la vallée.
La montée était rude mais en valait la peine. Un vieux canon mobile tout rouillé monté sur un affut en bois muni de roues les accueillit en ouvrant sa gueule menaçante. N'eut été la présence de quelques garde-fous, les jeunes-filles eurent renâclé à poursuivre la visite parfois périlleuse, mais quelle vue sur la vallée et le village.
Un muezzin debout en direction de la Kaaba et du haut de son minaret tout en bois verni fit entendre son appel à la prière relayé par quelques puissants haut-parleurs. Respectueux des coutumes et traditions locales le petit groupe fit silence et attendit la fin de la prière, s'imprégnant de la majesté des lieux, puis redescendit vers son véhicule fin prêt à partir, le reste du groupe les attendant patiemment.



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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Sam 25 Nov 2017, 7:39 pm

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-même cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...

Pictor, originaire de Coire dans le canton des Grisons, célèbre pour ses viandes, était naturellement trilingue. Le romanche, l'italien et l'allemand n'avaient pas de secrets pour lui. Puis des études de lettres à l'université de Neuchâtel l'avaient familiarisé avec le français consolidé par un cursus de photographie à l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey puis à L'IPAC de Genève où il avait appris l'anglais.
Il put ainsi communiquer très facilement avec ces étudiants en fin de cursus. Doctorants de l'université de Heidelberg en sciences sociales, ils parcouraient l'Europe Centrale pour recueillir un maximum de données sur l'économie après la chute de l'empire communiste.
Les discussions à bâtons rompus animaient un voyage monotone vers Doboj sur l'européenne E73. Le seul intérêt était de suivre le cours de la Bosna encaissé par les forêts à flancs de montagne dans les Alpes dinariques.

A Vranduk, un incident apporta un peu de mouvement dans ce voyage. Une vulgaire crevaison au pied de la forteresse les obligea à s'arrêter.
Pendant que deux des garçons changeaient le pneu, deux autres cherchaient un garage pour réparer celui crevé. Les deux filles et Pictor profitèrent de ces instants pour visiter la forteresse dominant la vallée.
La montée était rude mais en valait la peine. Un vieux canon mobile tout rouillé monté sur un affut en bois muni de roues les accueillit en ouvrant sa gueule menaçante. N'eut été la présence de quelques garde-fous, les jeunes-filles eurent renâclé à poursuivre la visite parfois périlleuse, mais quelle vue sur la vallée et le village. 
Un muezzin debout en direction de la Kaaba et du haut de son minaret tout en bois verni fit entendre son appel à la prière relayé par quelques puissants haut-parleurs. Respectueux des coutumes et traditions locales le petit groupe fit silence et attendit la fin de la prière, s'imprégnant de la majesté des lieux, puis redescendit vers son véhicule fin prêt à partir, le reste du groupe les attendant patiemment.

A Begeč, Pictor décida de prendre congé de ses compagnons de route pour suivre le cours du Danube jusqu'à Belgrade.
Il entama donc un genre de cabotage en utilisant la technique du bateau-stop. C'est comme de l'auto-stop mais avec des bateaux en guise de véhicule.
Il aimait s'enrichir au contact de ces âmes généreuses, toujours prêtes à rendre service en le transportant et le nourrissant au fil des jours, que ce soit avec quelque pitance ou spirituellement. Au fil des conversations, il engrangeait moult détails qui nourrissaient le projet qu'il s'était astreint à ne pas perdre de vue depuis son départ.
Avant de quitter ses pénates, il avait décidé qu'à la fin de son périple, il publierait le récit de ses aventures dans un livre richement illustré par les différentes photographies qu'il pourrait faire jour après jour. 
Aussi, il avait toujours pris le plus grand soin de ne jamais manquer de tirer le portrait de toutes les personnes qui avaient croisé son chemin.
A tous ces inconnus, notre voyageur au long cours avait demandé de remplir une sorte de livre d'or. Ces écrits lui permettraient de se remémorer ultérieurement toutes ces rencontres fantastiques.

Après plusieurs sauts de puce sur le fleuve, le hasard voulu que 
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Dim 26 Nov 2017, 2:59 am

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-même cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...

Pictor, originaire de Coire dans le canton des Grisons, célèbre pour ses viandes, était naturellement trilingue. Le romanche, l'italien et l'allemand n'avaient pas de secrets pour lui. Puis des études de lettres à l'université de Neuchâtel l'avaient familiarisé avec le français consolidé par un cursus de photographie à l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey puis à L'IPAC de Genève où il avait appris l'anglais.
Il put ainsi communiquer très facilement avec ces étudiants en fin de cursus. Doctorants de l'université de Heidelberg en sciences sociales, ils parcouraient l'Europe Centrale pour recueillir un maximum de données sur l'économie après la chute de l'empire communiste.
Les discussions à bâtons rompus animaient un voyage monotone vers Doboj sur l'européenne E73. Le seul intérêt était de suivre le cours de la Bosna encaissé par les forêts à flancs de montagne dans les Alpes dinariques.

A Vranduk, un incident apporta un peu de mouvement dans ce voyage. Une vulgaire crevaison au pied de la forteresse les obligea à s'arrêter.
Pendant que deux des garçons changeaient le pneu, deux autres cherchaient un garage pour réparer celui crevé. Les deux filles et Pictor profitèrent de ces instants pour visiter la forteresse dominant la vallée.
La montée était rude mais en valait la peine. Un vieux canon mobile tout rouillé monté sur un affut en bois muni de roues les accueillit en ouvrant sa gueule menaçante. N'eut été la présence de quelques garde-fous, les jeunes-filles eurent renâclé à poursuivre la visite parfois périlleuse, mais quelle vue sur la vallée et le village. 
Un muezzin debout en direction de la Kaaba et du haut de son minaret tout en bois verni fit entendre son appel à la prière relayé par quelques puissants haut-parleurs. Respectueux des coutumes et traditions locales le petit groupe fit silence et attendit la fin de la prière, s'imprégnant de la majesté des lieux, puis redescendit vers son véhicule fin prêt à partir, le reste du groupe les attendant patiemment.

A Begeč, Pictor décida de prendre congé de ses compagnons de route pour suivre le cours du Danube jusqu'à Belgrade.

Il entama donc un genre de cabotage en utilisant la technique du bateau-stop. C'est comme de l'auto-stop mais avec des bateaux en guise de véhicule.
Il aimait s'enrichir au contact de ces âmes généreuses, toujours prêtes à rendre service en le transportant et le nourrissant au fil des jours, que ce soit avec quelque pitance ou spirituellement. Au fil des conversations, il engrangeait moult détails qui nourrissaient le projet qu'il s'était astreint à ne pas perdre de vue depuis son départ. Avant de quitter ses pénates, il avait décidé qu'à la fin de son périple, il publierait le récit de ses aventures dans un livre richement illustré par les différentes photographies qu'il pourrait faire jour après jour.
Aussi, il avait toujours pris le plus grand soin de ne jamais manquer de tirer le portrait de toutes les personnes qui avaient croisé son chemin.A tous ces inconnus, notre voyageur au long cours avait demandé de remplir une sorte de livre d'or. Ces écrits lui permettraient de se remémorer ultérieurement toutes ces rencontres fantastiques.

Après plusieurs sauts de puce sur le fleuve, le hasard voulu qu'il rencontra l'arrière arrière petit-fils du célèbre Serge Ladko, alias Ilia Busch, le fameux pilote du Danube personnage éponyme du roman "Le pilote du Danube" dont les aventures furent racontées en leur temps par M. Jules Verne.

C'était à Bačka Palanka, ville importante de Voïvodine située sur la rive gauche du Danube, connue pour ses nombreux sites archéologiques et pour abriter une partie du parc national de la Fruška gora devenu une zone importante pour la conservation des oiseaux, que l'idée de poursuivre le voyage en descendant le fleuve lui était venue. Il avait remarqué que nombreux étaient ceux qui utilisaient ce moyen de locomotion. Il avait alors peaufiné son idée à bord du van.

Homme déjà âgé, frôlant les quatre-vingt-dix ans, Goran Ladko était un homme de belle prestance qui ne faisait pas du tout son âge. Le regard fier et franc, il arborait le traditionnel przluk, gilet noir sur une chemise d'une blancheur immaculée, le pantalon bouffant resserré à la taille par une ceinture bleue en tissu, aux pieds les fameux opanke, chaussons à bouts relevés et sur la tête le chapeau de feutre vert. Une certaine énergie émanait de cet homme au sourire chaleureux qui éclairait un visage un peu dur et buriné par une vie passée en majeure partie sur les rives du fleuve. Veuf depuis une dizaine d'années, ses enfants et petits-enfants dispersés, il vivait seul dans une petite maison bien entretenue et ne dédaignait pas de jouer les guides pour quelques euros, ce qui lui permettaient d'agrémenter son ordinaire. Il était d'ailleurs recherché pour cela et les nombreux amis qu'il s'était fait au long de sa vie bien remplie lui adressaient les touristes soucieux de mieux appréhender le pays et ce grand cours d'eau. Une nièce vivant à proximité venait deux à trois fois par semaine lui rendre visite apportant quelques friandises dont il raffolait, faisait quelques menus travaux de couture, lavage et repassage et venait s'enrichir intellectuellement au contact de ce vieil oncle aux conseils avisés.

Comme son illustre aïeul, il avait piloté de nombreuses embarcations sur les méandres du deuxième fleuve d'Europe et en connaissait toutes les humeurs. Prolixe et familier de la langue allemande, il était heureux de trouver un auditoire complaisant mais son sujet de conversation favori était l'histoire de son ancêtre sur lequel il avait réuni une abondante documentation.

Autour d'un café corsé, il commenta diverses illustrations et extraits de journaux, racontant ainsi les diverses péripéties qui avaient amené Serge Ladko à fréquenter les geôles de Semlin puis à s'en évader.
Le temps passa plus vite que Pictor ne l'avait souhaité et celui-ci accepta avec reconnaissance l'offre d'hébergement de son hôte pour la nuit.

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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mar 05 Déc 2017, 8:16 pm

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka

Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-même cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...

Pictor, originaire de Coire dans le canton des Grisons, célèbre pour ses viandes, était naturellement trilingue. Le romanche, l'italien et l'allemand n'avaient pas de secrets pour lui. Puis des études de lettres à l'université de Neuchâtel l'avaient familiarisé avec le français consolidé par un cursus de photographie à l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey puis à L'IPAC de Genève où il avait appris l'anglais.
Il put ainsi communiquer très facilement avec ces étudiants en fin de cursus. Doctorants de l'université de Heidelberg en sciences sociales, ils parcouraient l'Europe Centrale pour recueillir un maximum de données sur l'économie après la chute de l'empire communiste.
Les discussions à bâtons rompus animaient un voyage monotone vers Doboj sur l'européenne E73. Le seul intérêt était de suivre le cours de la Bosna encaissé par les forêts à flancs de montagne dans les Alpes dinariques.

A Vranduk, un incident apporta un peu de mouvement dans ce voyage. Une vulgaire crevaison au pied de la forteresse les obligea à s'arrêter.
Pendant que deux des garçons changeaient le pneu, deux autres cherchaient un garage pour réparer celui crevé. Les deux filles et Pictor profitèrent de ces instants pour visiter la forteresse dominant la vallée.
La montée était rude mais en valait la peine. Un vieux canon mobile tout rouillé monté sur un affut en bois muni de roues les accueillit en ouvrant sa gueule menaçante. N'eut été la présence de quelques garde-fous, les jeunes-filles eurent renâclé à poursuivre la visite parfois périlleuse, mais quelle vue sur la vallée et le village. 
Un muezzin debout en direction de la Kaaba et du haut de son minaret tout en bois verni fit entendre son appel à la prière relayé par quelques puissants haut-parleurs. Respectueux des coutumes et traditions locales le petit groupe fit silence et attendit la fin de la prière, s'imprégnant de la majesté des lieux, puis redescendit vers son véhicule fin prêt à partir, le reste du groupe les attendant patiemment.

A Begeč, Pictor décida de prendre congé de ses compagnons de route pour suivre le cours du Danube jusqu'à Belgrade.

Il entama donc un genre de cabotage en utilisant la technique du bateau-stop. C'est comme de l'auto-stop mais avec des bateaux en guise de véhicule.
Il aimait s'enrichir au contact de ces âmes généreuses, toujours prêtes à rendre service en le transportant et le nourrissant au fil des jours, que ce soit avec quelque pitance ou spirituellement. Au fil des conversations, il engrangeait moult détails qui nourrissaient le projet qu'il s'était astreint à ne pas perdre de vue depuis son départ. Avant de quitter ses pénates, il avait décidé qu'à la fin de son périple, il publierait le récit de ses aventures dans un livre richement illustré par les différentes photographies qu'il pourrait faire jour après jour.
Aussi, il avait toujours pris le plus grand soin de ne jamais manquer de tirer le portrait de toutes les personnes qui avaient croisé son chemin.A tous ces inconnus, notre voyageur au long cours avait demandé de remplir une sorte de livre d'or. Ces écrits lui permettraient de se remémorer ultérieurement toutes ces rencontres fantastiques.

Après plusieurs sauts de puce sur le fleuve, le hasard voulu qu'il rencontra l'arrière arrière petit-fils du célèbre Serge Ladko, alias Ilia Busch, le fameux pilote du Danube personnage éponyme du roman "Le pilote du Danube" dont les aventures furent racontées en leur temps par M. Jules Verne.

C'était à Bačka Palanka, ville importante de Voïvodine située sur la rive gauche du Danube, connue pour ses nombreux sites archéologiques et pour abriter une partie du parc national de la Fruška gora devenu une zone importante pour la conservation des oiseaux, que l'idée de poursuivre le voyage en descendant le fleuve lui était venue. Il avait remarqué que nombreux étaient ceux qui utilisaient ce moyen de locomotion. Il avait alors peaufiné son idée à bord du van.

Homme déjà âgé, frôlant les quatre-vingt-dix ans, Goran Ladko était un homme de belle prestance qui ne faisait pas du tout son âge. Le regard fier et franc, il arborait le traditionnel przluk, gilet noir sur une chemise d'une blancheur immaculée, le pantalon bouffant resserré à la taille par une ceinture bleue en tissu, aux pieds les fameux opanke, chaussons à bouts relevés et sur la tête le chapeau de feutre vert. Une certaine énergie émanait de cet homme au sourire chaleureux qui éclairait un visage un peu dur et buriné par une vie passée en majeure partie sur les rives du fleuve. Veuf depuis une dizaine d'années, ses enfants et petits-enfants dispersés, il vivait seul dans une petite maison bien entretenue et ne dédaignait pas de jouer les guides pour quelques euros, ce qui lui permettaient d'agrémenter son ordinaire. Il était d'ailleurs recherché pour cela et les nombreux amis qu'il s'était fait au long de sa vie bien remplie lui adressaient les touristes soucieux de mieux appréhender le pays et ce grand cours d'eau. Une nièce vivant à proximité venait deux à trois fois par semaine lui rendre visite apportant quelques friandises dont il raffolait, faisait quelques menus travaux de couture, lavage et repassage et venait s'enrichir intellectuellement au contact de ce vieil oncle aux conseils avisés. 

Comme son illustre aïeul, il avait piloté de nombreuses embarcations sur les méandres du deuxième fleuve d'Europe et en connaissait toutes les humeurs. Prolixe et familier de la langue allemande, il était heureux de trouver un auditoire complaisant mais son sujet de conversation favori était l'histoire de son ancêtre sur lequel il avait réuni une abondante documentation.

Autour d'un café corsé, il commenta diverses illustrations et extraits de journaux, racontant ainsi les diverses péripéties qui avaient amené Serge Ladko à fréquenter les geôles de Semlin puis à s'en évader.
Le temps passa plus vite que Pictor ne l'avait souhaité et celui-ci accepta avec reconnaissance l'offre d'hébergement de son hôte pour la nuit.
Au lever du jour, notre infatigable voyageur décida d'aller explorer les alentours. Equipé de son reflex, il mitraillait tant et plus la nature qui se réveillait et offrait à son regard des paysages plus magnifiques les uns que les autres.
Les nappes de brumes à la teinte dorée par le soleil émergeant de l'horizon le ravissaient à chaque seconde et à chaque prise de vue.
 
Au détour d'un petit sentier, il découvrit une femme se baignant nue dans une étendue d'eau dont la surface parfaitement lisse était déformée seulement par les mouvements gracieux de cette magnifique naïade.
Après s'être approché le plus discrètement possible tout en saisissant avec son appareil photo ces instants incroyables, il pu distinguer plus précisément les traits de la silhouette qu'il avait aperçue quelques dizaines de mètres auparavant.
Et là, stupeur ! Il reconnu la sylphide qui s'était baignée nue dans le lac de Crna Makia.
 
Pictor se dit que le hasard ne lui offrirait sans doute pas la chance de replacer cette femme à la beauté incroyable une nouvelle fois sur son chemin.
Il attendit qu'elle se rhabillât et se lança dans une approche discrète et élégante de la belle.
 
Après quelques phrases échangées et les présentations faites, il apprit qu'elle se prénommait Pixelle...
Le courant passait parfaitement entre eux et ils décidèrent de faire un bout de chemin ensemble...
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 06 Déc 2017, 12:02 am

Chapitre trois : de Travnik à Belgrade via Palanka


Réveillé, douche prise, il se dirigea vers la salle commune pour son petit déjeuner. Il y rencontra un groupe de jeunes adultes qui se dirigeaient en touriste vers Belgrade à bord d'une fourgonnette qu'ils avaient louée. Moyennant une somme modique, ils acceptèrent de le prendre à leur bord et de s'arrêter à demande, eux-mêmes cherchant à voir un maximum de choses pour parfaire la fin de leurs études.
C'est avec beaucoup de regrets qu'il se sépara de son fidèle compagnon qu'il visita avant de partir pour vérifier s'il était bien traité et lui dire adieu à moins qu'au retour...

Pictor, originaire de Coire dans le canton des Grisons, célèbre pour ses viandes, était naturellement trilingue. Le romanche, l'italien et l'allemand n'avaient pas de secrets pour lui. Puis des études de lettres à l'université de Neuchâtel l'avaient familiarisé avec le français consolidé par un cursus de photographie à l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey puis à L'IPAC de Genève où il avait appris l'anglais.
Il put ainsi communiquer très facilement avec ces étudiants en fin de cursus. Doctorants de l'université de Heidelberg en sciences sociales, ils parcouraient l'Europe Centrale pour recueillir un maximum de données sur l'économie après la chute de l'empire communiste.
Les discussions à bâtons rompus animaient un voyage monotone vers Doboj sur l'européenne E73. Le seul intérêt était de suivre le cours de la Bosna encaissé par les forêts à flancs de montagne dans les Alpes dinariques.

A Vranduk, un incident apporta un peu de mouvement dans ce voyage. Une vulgaire crevaison au pied de la forteresse les obligea à s'arrêter.
Pendant que deux des garçons changeaient le pneu, deux autres cherchaient un garage pour réparer celui crevé. Les deux filles et Pictor profitèrent de ces instants pour visiter la forteresse dominant la vallée.
La montée était rude mais en valait la peine. Un vieux canon mobile tout rouillé monté sur un affut en bois muni de roues les accueillit en ouvrant sa gueule menaçante. N'eut été la présence de quelques garde-fous, les jeunes-filles eurent renâclé à poursuivre la visite parfois périlleuse, mais quelle vue sur la vallée et le village.
Un muezzin debout en direction de la Kaaba et du haut de son minaret tout en bois verni fit entendre son appel à la prière relayé par quelques puissants haut-parleurs. Respectueux des coutumes et traditions locales le petit groupe fit silence et attendit la fin de la prière, s'imprégnant de la majesté des lieux, puis redescendit vers son véhicule fin prêt à partir, le reste du groupe les attendant patiemment.

A Begeč, Pictor décida de prendre congé de ses compagnons de route pour suivre le cours du Danube jusqu'à Belgrade.

Il entama donc un genre de cabotage en utilisant la technique du bateau-stop. C'est comme de l'auto-stop mais avec des bateaux en guise de véhicule.
Il aimait s'enrichir au contact de ces âmes généreuses, toujours prêtes à rendre service en le transportant et le nourrissant au fil des jours, que ce soit avec quelque pitance ou spirituellement. Au fil des conversations, il engrangeait moult détails qui nourrissaient le projet qu'il s'était astreint à ne pas perdre de vue depuis son départ. Avant de quitter ses pénates, il avait décidé qu'à la fin de son périple, il publierait le récit de ses aventures dans un livre richement illustré par les différentes photographies qu'il pourrait faire jour après jour.
Aussi, il avait toujours pris le plus grand soin de ne jamais manquer de tirer le portrait de toutes les personnes qui avaient croisé son chemin. A tous ces inconnus, notre voyageur au long cours avait demandé de remplir une sorte de livre d'or. Ces écrits lui permettraient de se remémorer ultérieurement toutes ces rencontres fantastiques.

Après plusieurs sauts de puce sur le fleuve, le hasard voulu qu'il rencontra l'arrière arrière petit-fils du célèbre Serge Ladko, alias Ilia Busch, le fameux pilote du Danube personnage éponyme du roman "Le pilote du Danube" dont les aventures furent racontées en leur temps par M. Jules Verne.

C’était à Bačka Palanka, ville importante de Voïvodine située sur la rive gauche du Danube, connue pour ses nombreux sites archéologiques et pour abriter une partie du parc national de la Fruška gora devenu une zone importante pour la conservation des oiseaux, que l'idée de poursuivre le voyage en descendant le fleuve lui était venue. Il avait remarqué que nombreux étaient ceux qui utilisaient ce moyen de locomotion. Il avait alors peaufiné son idée à bord du van.

Homme déjà âgé, frôlant les quatre-vingt-dix ans, Goran Ladko était un homme de belle prestance qui ne faisait pas du tout son âge. Le regard fier et franc, il arborait le traditionnel przluk, gilet noir sur une chemise d'une blancheur immaculée, le pantalon bouffant resserré à la taille par une ceinture bleue en tissu, aux pieds les fameux opanke, chaussons à bouts relevés et sur la tête le chapeau de feutre vert. Une certaine énergie émanait de cet homme au sourire chaleureux qui éclairait un visage un peu dur et buriné par une vie passée en majeure partie sur les rives du fleuve. Veuf depuis une dizaine, d'années, ses enfants et petits-enfants dispersés, il vivait seul dans une petite maison bien entretenue et ne dédaignait pas de jouer les guides pour quelques euros, ce qui lui permettaient d'agrémenter son ordinaire. Il était d'ailleurs recherché pour cela et les nombreux amis qu'il s'était fait au long de sa vie bien remplie lui adressaient les touristes soucieux de mieux appréhender le pays et ce grand cours d'eau. Une nièce vivant à proximité venait deux à trois fois par semaine lui rendre visite apportant quelques friandises dont il raffolait, faisait quelques menus travaux de couture, lavage et repassage et venait s'enrichir intellectuellement au contact de ce vieil oncle aux conseils avisés.

Comme son illustre aïeul, il avait piloté de nombreuses embarcations sur les méandres du deuxième fleuve d'Europe et en connaissait toutes les humeurs. Prolixe et familier de la langue allemande, il était heureux de trouver un auditoire complaisant mais son sujet de conversation favori était l'histoire de son ancêtre sur lequel il avait réuni une abondante documentation.

Autour d'un café corsé, il commenta diverses illustrations et extraits de journaux, racontant ainsi les diverses péripéties qui avaient amené Serge Ladko à fréquenter les geôles de Semlin puis à s'en évader.
Le temps passa plus vite que Pictor ne l'avait souhaité et celui-ci accepta avec reconnaissance l'offre d'hébergement de son hôte pour la nuit.

Au lever du jour, notre infatigable voyageur décida d'aller explorer les alentours. Équipé de son reflex, il mitraillait tant et plus la nature qui se réveillait et offrait à son regard des paysages plus magnifiques les uns que les autres.
Les nappes de brumes à la teinte dorée par le soleil émergeant de l'horizon le ravissaient à chaque seconde et à chaque prise de vue.

Au détour d'un petit sentier, il découvrit une femme se baignant nue dans une étendue d'eau dont la surface parfaitement lisse était déformée seulement par les mouvements gracieux de cette magnifique naïade.
Après s'être approché le plus discrètement possible tout en saisissant avec son appareil photo ces instants incroyables, il put distinguer plus précisément les traits de la silhouette qu'il avait aperçue quelques dizaines de mètres auparavant.
Et là, stupeur ! Il reconnut la sylphide qui s'était baignée nue dans le lac de Crna Makia.

Pictor se dit que le hasard ne lui offrirait sans doute pas la chance de replacer cette femme à la beauté incroyable une nouvelle fois sur son chemin.
Il attendit qu'elle se rhabillât et se lança dans une approche discrète et élégante de la belle.

Après quelques phrases échangées et les présentations faites, il apprit qu'elle se prénommait Pixelle...

Le courant passait parfaitement entre eux et ils décidèrent de faire un bout de chemin ensemble.
Tout en devisant, Pictor découvrit que Pixelle et lui avaient de nombreux points communs. Elle aimait les découvertes, les voyages qu’elle pratiquait régulièrement, aidée en cela par un don inné pour les langues qu’elle maîtrisait parfaitement. D’origine russe par son père - elle était née à Omsk au bord de l’Irtych et y avait vécu jusqu’à l’âge adulte - et française par sa mère, elle parlait naturellement le russe et le français. Au cours de ses études adolescentes, elle avait appris l’anglais et l’allemand puis s’était spécialisée en tant qu’interprète dans l’italien qu’elle avait approfondi lors de fouilles archéologiques d’une citadelle avec des étudiants à Akerentia en Calabre. Elle pratiquait aussi la photographie qu’elle avait découverte après que son père lui eut offert un Zenit reflex TTL muni d’un bon objectif, l’Hélios 44M f/2 de 58mm mais dont les principaux défauts étaient le poids et une plage de vitesse restreinte de 1/30 à 1/500 de seconde. Grâce à des petits travaux rémunérés, elle l’avait ensuite remplacé par un Praktica MTL3 muni d’un bon Pentacon 50mm f/1.8, appareil qu’elle avait revendu pour s’offrir le PLC2 de la marque qu’elle possédait encore. Ensuite, la chute du communisme aidant et un travail rémunérateur, elle s’était offert le Pentax K-5 qui ne la quittait jamais.

Comme son intention était d’atteindre Belgrade, Pictor lui offrit de partager avec lui la descente sur le Danube à bord de l’embarcation de Goran ; devant rejoindre dans "la ville blanche" sa fille qui mariait son second fils, son hôte avait proposé de l’emmener. En revenant vers la maison de Goran Ladko, Pictor espérait bien qu’en voyant sa jolie compagne, l’ex-pilote du Danube ne ferait aucune difficulté à la prendre à son bord.
La grâce naturelle de Pixelle, l’ardente demande de Vixel alliée à la bonhomie de Goran dont les yeux pétillaient de malice, il avait déjà tout compris, levèrent toutes les difficultés et c’est un couple très heureux qui embarqua à la suite de son capitaine, seul maître à bord.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 06 Déc 2017, 11:39 am

Marrant que tu parles du Zenit. J'ai fait mes premières photos reflex avec le 12 XP et le caillou en question...

Je le possède encore d’ailleurs...
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 06 Déc 2017, 11:46 am

Mon beau-frère a encore le sien et s'en servait régulièrement il y a 3 ans, puis ses enfants lui ont offert un canikon...
Pour ma part, j'ai acheté, quand j'ai commencé à travailler, un Praktica MTL3 puis un PCL2 ensuite le Pentax, P30T, le Z20 et enfin le K-5. C"est un peu mon histoire que j'ai contée.
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MessageSujet: Re: Il était une fois...   Mer 06 Déc 2017, 11:53 am

P30T a écrit:
Mon beau-frère a encore le sien et s'en servait régulièrement il y a 3 ans, puis ses enfants lui ont offert un canikon...
Pour ma part, j'ai acheté, quand j'ai commencé à travailler, un Praktica MTL3 puis un PCL2 ensuite le Pentax, P30T, le Z20 et enfin le K-5. C"est un peu mon histoire que j'ai contée.
Ok.
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